Invité de l’émission spéciale de redevabilité de l’An 1 du Gouvernement Suminwa II sur la RTNC, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a présenté les réalisations majeures enregistrées dans les secteurs de l’eau potable et de l’énergie. Entre la mise en service de nouvelles infrastructures, la relance de projets longtemps abandonnés et les réformes destinées à attirer les investisseurs, le ministre a défendu un bilan qu’il juge encourageant malgré les nombreux défis qui subsistent.
Kakobola, symbole d’une nouvelle dynamique énergétique
Parmi les réalisations phares mises en avant, le ministre a cité la centrale hydroélectrique de Kakobola, longtemps restée inachevée malgré les investissements consentis par l’État. Grâce à l’intervention du Gouvernement et au soutien du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les obstacles techniques et financiers ont été levés, permettant l’inauguration de cette infrastructure d’une capacité de 10,5 mégawatts.
La centrale alimente désormais les villes de Kikwit, Idiofa et Gungu, offrant pour la première fois un accès plus stable à l’électricité à des milliers de ménages et d’entreprises locales.
« Nous avons commencé par récupérer et finaliser ce qui avait déjà été financé mais qui n’avait jamais été livré à la population », a expliqué le ministre.
Relance des projets énergétiques à travers le pays
Aimé Molendo Sakombi a également annoncé la remise en exploitation de plusieurs centrales hydroélectriques disséminées à travers le territoire national. Sur les 65 projets identifiés, dont plusieurs étaient achevés mais inutilisés à cause de blocages administratifs et juridiques, seize sont désormais opérationnels.
Selon les chiffres présentés, ces infrastructures bénéficient déjà à près de 100 000 foyers, soit environ 700 000 personnes. Au-delà de l’éclairage domestique, ces réalisations favorisent l’émergence d’activités économiques locales telles que les ateliers de menuiserie, les petites industries et les services de proximité.
Cap sur les compteurs intelligents et l’énergie solaire
Pour améliorer la qualité du service, le ministère prévoit le déploiement prochain de compteurs intelligents prépayés, notamment dans la région de Kikwit. Cette innovation devrait contribuer à stabiliser davantage le réseau électrique et à améliorer la gestion de la consommation énergétique.
Face à l’immensité du territoire national et aux besoins croissants des populations rurales, le Gouvernement mise également sur la diversification des sources d’énergie. Une nouvelle politique énergétique intégrant le solaire aux côtés de l’hydroélectricité a été adoptée afin d’accélérer l’électrification des zones reculées.
« L’État seul ne peut pas électrifier les 78 000 villages du pays. Nous devons mobiliser le secteur privé et développer un véritable mix énergétique », a souligné le ministre.
Eau potable : six millions de Kinois impactés
Dans le secteur de l’eau potable, le ministre a mis en avant la mise en service des nouveaux modules de production d’eau à Kinshasa, d’une capacité de 330 000 mètres cubes par jour.
Ces infrastructures bénéficient directement à près de six millions d’habitants répartis dans dix communes de la capitale.
Autre avancée majeure : l’inauguration récente de l’usine d’eau de Kamina par le Chef de l’État. Cette réalisation permet désormais à plus de 230 000 habitants d’accéder à l’eau potable de manière régulière.
Katende : première turbine attendue en 2027
Interrogé sur les grands projets structurants du secteur énergétique, Aimé Molendo Sakombi a confirmé la relance effective du barrage hydroélectrique de Katende.
Grâce aux financements mobilisés par le Gouvernement, les travaux se poursuivent sur le terrain et la première turbine devrait entrer en service en décembre 2027.
Une annonce accueillie avec satisfaction dans l’espace Kasaïen, où la population attend depuis plusieurs années la concrétisation de ce projet stratégique.
Kinshasa : le défi de la demande énergétique
Face aux critiques liées aux délestages persistants dans la capitale, le ministre a reconnu l’ampleur des difficultés. Il a rappelé que les infrastructures actuelles reposent essentiellement sur les capacités d’Inga I et Inga II, conçues à une époque où la population de Kinshasa était largement inférieure à celle d’aujourd’hui.
Pour répondre à cette demande croissante, plusieurs projets sont en cours, notamment la réhabilitation de la centrale de Zongo, l’électrification des poches noires et le développement d’une centrale solaire de 100 mégawatts à Maluku.
« Transformer le potentiel en résultats »
Au terme de son intervention, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité a affirmé que le Gouvernement Suminwa II avait engagé le pays sur la voie d’une transformation durable de ses infrastructures énergétiques et hydrauliques.
Pour Aimé Molendo Sakombi, l’objectif est désormais clair : transformer l’immense potentiel énergétique de la République démocratique du Congo en résultats concrets pour les citoyens.
« Les Congolais veulent voir l’électricité dans leurs maisons et l’eau couler dans leurs robinets. C’est cette ambition qui guide notre action quotidienne », a-t-il conclu.
Avec les projets en cours et les nouvelles infrastructures attendues dès 2027, le secteur de l’eau et de l’électricité demeure l’un des piliers de la stratégie gouvernementale visant à améliorer les conditions de vie des populations et à soutenir le développement économique du pays.
La rédaction

