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Le 13 août 2025, il y a dix mois, jour pour jour, lors de la cérémonie de remise et reprise au ministère des Ressources hydrauliques et Électricité (RHE), l’entrant Guy-Aimé Sakombi Molendo, déclarait urbi et orbi, « l’électricité et l’eau potable ne sont pas des biens de luxe. Leur accès pour tous est un droit fondamental. Ce sont le moteur de notre développement ».

Par Pold Levi Maweja

Photo Droits tiers#Aimé Sakombi Molendo, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité

Aimé Sakombi Molendo, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité @Photo Droits tiers.

publié le 16 juin 2026 à 04:44:00

Et de poursuivre, « Nous devons absolument mobiliser les investissements pour augmenter notre capacité de production partout dans le pays. Qu’il s’agisse d’hydroélectricité, d’énergie solaire ou d’autres sources, chaque projet compte… » en impliquant massivement le secteur privé. (…) Notre action s’inscrit « dans un programme ambitieux : le « Compact Énergétique de la RDC », qui a un objectif clair : tripler le taux d’accès à l’électricité actuel d’ici 2030 ».

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Dix mois après, le 12 juin 2026, à la faveur de la réunion du Conseil des ministres, la quatre-vingt-douzième de la série, Sakombi Molendo dote la RDC d’une nouvelle loi de politique énergétique. Il a défendu avec brio devant le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, la Première ministreJudith Suminwa et ses pairs, la Politique nationale de l’énergie (PNE) qu’il a révisée et adaptée aux nouvelles donnes et besoins de la RDC.

Le ministre des RHE a fait comprendre que la loi revue, corrigée et enrichie, est le produit d’un brainstorming ayant réuni les acteurs publics, privés et les partenaires techniques et financiers à Kisantu du 7 au 11 octobre 2025. La PNE amendée pose les jalons d’un cadre stratégique unifié pour la mise en œuvre cohérente des programmes d’électrification, de transition énergétique et de gouvernance du secteur.

Elle prend également en compte les réformes adoptées en 2025, notamment l’Ordonnance-Loi n°25/025 du 5 février 2025 sur l’électricité et le décret du 1er avril 2025 sur les hydrocarbures. Félix Tshisekedi devrait, sans doute, se féliciter, personnellement, de l’initiative de son ministre. « C’est une mission vitale, portée par le président de la République et le gouvernement, que nous devons absolument réussir pour améliorer la vie de nos concitoyens et faire croître notre économie ».

Ma première action sera donc de mettre en œuvre une feuille de route détaillée. Elle inclura un programme à court terme (6 mois) avec des actions à impact visible, et un programme à plus long terme pour la mise en œuvre d’autres solutions urgentes. La priorité sera de renforcer la distribution d’électricité et d’eau potable pour tous. Particulièrement pour l’électricité, nous devons commencer à résorber dès maintenant et progressivement le déficit énergétique, estimé à 2000 MW, de nos industries extractives, avant l’arrivée de la centrale Inga 3, avait déjà fait comprendre Sakombi Molendo à la presse. 

Après débats et délibérations, Sakombi a obtenu le satisfecit et le quitus du gouvernement pour finaliser la feuille de route 2025-2030 et le plan d’action prioritaire de mise en œuvre. Les ministères et organismes sectoriels concernés sont invités à aligner leurs politiques sur les orientations de la PNE. Quelques mois plus tôt, dans une note adressée au président Félix Tshisekediavec copie réservée à la Première ministre, Judith Suminwa, et au reste de l’exécutif,Aimé Sakombi Molendo annonce une véritable révolution dans le secteur de l’électricité : résorber le déficit énergétique des miniers et maximiser simultanément les recettes de l’Etat tout en réservant, au profit des communautés bordières de futurs barrages hydroélectriques, 10% de production du courant électrique. Résultat attendu à court terme, en 2030, le taux national d’accès à l’électricité à 62%.

Aussitôt sa hiérarchie mise au parfum, Sakombi retrousse ses manches pour des travaux herculéens. Après avoir réactivé le projet Kinsuka Power (900 MW) longtemps resté en mode veille, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité (RHE) a déterré un autre projet d’énergie hydroélectrique dans la région de Kinshasa, 48 ans après les premières études de faisabilité. C’est le projet du barrage hydro-électrique de Pioka-Tombe (6.450 MW) pour lequel Sakombi, accompagné du SG des RHE, Alfred Liboko Bin Gele, et du coordonnateur de l’Unité de coordination et de management (UCM) du ministère des RHE, Jean-Pierre Mukadi Kalombo, ont été à Milan, en Italie, pour relancer la collaboration avec la firme Electroconsult, auteure de premières études sur Pioka-Tombe. Ce site est, en effet, le plus puissant de 11 projets des centrales hydroélectriques retenus dans le Compact énergétique national.

Sakombi a, en effet, sélectionné 25 sites hydroélectriques de capacités égales ou supérieures à 100 MW dont une dizaine a, pour l’instant, été intégrée dans son Compact. Outre Pioka-Tombe, il s’agit de des sites Mumbotuta (510 MW) à Sakania, Luvua(3448 MW) à Pweto dans le Haut-Katanga, Nepoko (141MW) à Rungu dans le Haut-Uélé, Luangatshimo (120MW) à Kamonia au Kasaï, Lulua (155 MW) à Demba dans le Kasaï central, Kwango dans la province éponyme (180 MW) à Kasongo-Lunda, chutes de Tubila (223MW) à Mwenga au Sud-Kivu, Îles des éléphants (150MW) à Zongo dans le Sud-Ubangi et Wannie Rukula (700 MW) à Ubundu dans le Tshopo.

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Le ministre des RHE dit également fonder son mégaprojet sur le discours-programme du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi lors de sa seconde investiture ainsi que sur les recommandations du Plan national stratégique de développement (PNSD) et le Plan directeur d’industrialisation et de l’Objectif de développement durable 7 (ODD7 à l’horizon 2030).

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